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un pourcent pour la planete


ROLE CLIMATIQUE

1. Interactions en chaîne

Communément nous avons tous entendu parlé du lien entre les forêts et le climat. Tout d'abord leur rôle sur les précipitations, l'évaporation générée, leur captage des eaux de pluie, dans un cycle perpétuel local, mais aussi planétaire et global. A une aire où l'eau est déjà considérée comme l'or blanc dans nombreuses régions du globe, alors que les nations sont prêtes à perpétrer des conflits armés pour s’assurer l'approvisionnement en eau, où les prévisions insistent sur l'accentuation de cette problématique dans les prochaines décennies, l'impact de la déforestation sur le cycle de l'eau planétaire semble encore ne pas faire le poids face aux problématiques politiques et économiques de court terme.

Les pays riches du Nord sont-ils protégés des incidences générées par la déforestation fulgurante du Sud ? S'il n'y a pas d'équation simple, des études ont démontré que le déboisement en Amérique Centrale affecte directement la pluviométrie et le climat de l'ensemble du Golfe du Mexique, et même du Texas (notamment les études réalisées avec le GPCP, Projet climatologique de précipitation mondiale). Plus surprenant, la déforestation africaine influe sur les précipitations du centre-ouest des Etats-Unis, alors que la Chine et les Balkans sont perturbés par l'abattage de bois en Asie du Sud-Est. Les fortes variations des niveaux de précipitations génèrent inondations et sécheresses, selon les régions. Ainsi l'économie du bois réchauffe le climat de la planète (émissions de CO2) tout en pillant les ressources naturelles et financières d'autres secteurs sinistrés par les effets secondaires de la déforestation.

Les forêts tropicales sont au premier plan de cet effet pernicieux. Elles bénéficient des deux tiers des précipitations planétaires. L'eau s'y transforme en gaz puis inversement, dans un cycle qui libère et accumule alternativement de la chaleur, constituant ainsi le premier régulateur thermique du globe. En capturant moins la chaleur et en la libérant pour la planète entière, la pression atmosphérique s'en trouve à son tour modifiée, tout comme le système de circulation des masses d’air sur le globe, entraînant les tempêtes bien au-delà de leurs circuits courants, sur des trajectoires nouvelles. Le bassin amazonien se situe ainsi sur la ligne du front climatique, proche voisin des cyclones centre-américains ou des inondations du Rhône.... Ce qui n'empêche pas l'intensive coupe de bois tant au Brésil, qu'en Equateur. (Source : http://www.notre-planete.info)

2. Aggravation de l’effet de serre :

Les émissions de gaz à effet de serre ont été particulièrement étudiées et ont fait l'objet d'une grande communication auprès du grand public comme des décideurs politiques, particulièrement depuis le protocole de Kyoto en 1997. Depuis la fin du XVIIIe siècle, le phénomène d'effet de serre est physiquement démontré sous sa forme naturelle et variable : il génère une augmentation de la température moyenne sur Terre sous l'effet du rayonnement infrarouge en partie piégé par plusieurs gaz présents dans l'atmosphère en quantité accrue. Ainsi les rayons émis par la Terre, qui réverbère une partie de la lumière solaire, sont partiellement bloqués et contribuent au réchauffement climatique terrestre, pourtant au départ nécessaire à notre survie.

L'augmentation des émissions de gaz à effet de serre due aux activités humaines est en fait connue depuis 1896. Pourtant durant la majeure partie du XXe siècle, on n’imagine même pas que cela puisse entraîner un changement sur la température et le climat mondial. C'est en 1988 que le GEIC (Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) voit finalement le jour avec l'aide des Nations Unies. Une étude réalisée en 2005 démontre que la teneur en gaz à effet de serre n'a jamais été aussi élevée qu'aujourd'hui depuis les 650.000 dernières années.

La vapeur d'eau, le méthane, le dioxyde de carbone, le protoxyde d'azote et l'ozone sont les principaux GES (gaz à effet de serre). Ce sont des gaz polyatomique, c'est-à-dire comportant au moins 3 atomes, qui agissent de la sorte sur les rayons infrarouges, tandis que les gaz de molécules diatomiques qui composent 99 % de l'atmosphère terrestre n'ont aucun impact sur ces rayons. Les nuages sont ainsi à la fois une barrière aux rayons solaires directs et une barrière après réverbération sur le sol.
(voir article sur www.notre-planete.info)

Depuis près d'une décennie, des scientifiques de par le monde affirment que l'aggravation de l'effet de serre est principalement à l'origine du changement climatique amorcé. Et ce bouleversement climatique a des répercussions économiques, politiques et sociales. Certains effets restent discrets ou indirects. D'autres sont plus flagrants, comme le réchauffement prolongé de l'eau dans l’Océan Indien entraînant le blanchiment des coraux en 1997, puis sa mort l’année suivante. Est-il besoin de rappeler les 16.000 Français décédés des conséquences de la canicule d'août 2003, ou encore les deux tempêtes de 1999 qui ont refaçonnés le paysage forestier de l'hexagone ? Depuis 1979, la banquise arctique a déjà perdu 40 % de son épaisseur. A ce rythme, et prévoyant une hausse de la consommation d'énergies fossiles dans les pays en voie de développement, la probabilité est forte que la température atteigne dans un siècle celle connue lors du Crétacé supérieur, c'est-à-dire il y a 80 millions d'années. Non seulement certaines conséquences seront catastrophiques à l’échelle humaine, mais il est envisagé que prochainement la dynamique engagée ne puisse plus être renversée, ni par l'homme, ni par la nature elle-même.

La bio-séquestration du carbone, c'est-à-dire la fixation du gaz carbonique par les forêts, est devenu un nouveau thème de discussion au niveau mondial, sachant notamment que les Etats peinent à légiférer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans leurs économies. Le protocole de Kyoto a introduit la notion d'argent dans la lutte contre l'émission de gaz à effet de serre, créditant les Etats de quota d'émission à terme et permettant le rachat et la vente de ces quotas entre les pays (droits à polluer !).
Parce que la déforestation représente 15 à 20 % des émissions de GES, le protocole a imaginé une alternative pour les industries émettrices de CO2 : elles peuvent se voir adjuger davantage de crédits de CO2 en finançant des projets de reboisement ou de prévention de la déforestation. Mais cette option reste marginale, pour le moment.
Natarajan Ishwaran, directeur de la division des sciences écologiques de l'UNESCO, affirme qu'il faudra combiner les objectifs afin de rendre la bio-séquestration du carbone plus attractive (Source : Le Monde, édition du 20/03/2006, page 7). La protection de la biodiversité, ainsi que la production de biocarburant ou le développement local, pourraient être ajoutés à ce dispositif pour le rendre plus attrayant.
Fin 2005, les pays forestiers ont réagi positivement lors de la conférence de Montréal, et des projets pilotes pourraient être lancés prochainement par l'UNESCO, dans le bassin amazonien notamment.

Finalement, il nous apparaît essentiel de rappeler qu'il n'y aura pas de changement de cap suffisant en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, comme pour la sauvegarde de la biodiversité, sans prise de conscience et des changements des comportements de consommation, en plus des actions gouvernementales. Or cette responsabilité commune est encore très peu perçue…



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