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ORIGINES ET MECANISMES


La forêt amazonienne n’est pas vierge. La nature vierge d’ailleurs, ça n’existe pas. Il n’y a guère d’écosystème qui ne se soit plus ou moins constitué sans la présence humaine. Le rôle des hommes dans la dispersion des plantes et de la faune est souvent déterminant. Et la forêt amazonienne, souvent considérée à tort comme l’emblème de la nature vierge, dans son état « sauvage » a été façonnée par la présence millénaire des Amérindiens.1
Par exemple, les aires forestières qu’on a voulu protéger de l’homme n’ont souvent jamais été des forêts naturelles mais des agroforêts, c'est-à-dire des zones agricoles et forestières à la fois. Avant la conquête de l’Amérique, l’Amazonie était beaucoup plus peuplée qu’aujourd’hui et regroupait, le long des fleuves, un tissu urbain politiquement structuré, relié par des routes bordées d’arbres fruitiers permettant des échanges importants. La destruction de l’empire Inca et la propagation de maladies infectieuses inconnues a conduit à l’effondrement des populations accompagné du déclin de l’organisation sociale et écologique. Les groupes survivants seraient alors retournés à la cueillette et à l’abattis-brûlis.2 La forêt actuelle d’Amazonie ne pourrait donc être qualifiée de forêt vierge, s’étant constituée avec la présence de populations humaines. De même, la plupart des forêts tropicales ont été de tout temps transformées par l’homme. C’est une vision purement moderne que de croire que la forêt primaire est exempte d’humain. Si elle a pu être vierge, c’est de modernité. Pas vierge d’homme !
Ceci amène à une conclusion importante : l’homme n’est pas forcément destructeur de forêt primaire, il en est un élément fondamental.


Les causes

La déforestation est essentiellement due à la conversion en terres agricoles de culture et de pâturage, induite par l’explosion démographique et la recherche de productivité agricole. Le bois coupé sert le plus souvent à alimenter le marché occidental en essences tropicales pour meubles de jardin.
Les paysans et les colons n’ont guère d’autre moyen pour subvenir à leurs besoins maintenant réglés par la modernité. Ces gens ont depuis longtemps troqué une vision à long terme de préservation de la forêt contre une vision à court terme de rentabilité financière.
L’exploitation de la forêt est aussi liée à l'exploitation minière de l'or et du cuivre, à la construction de voies ferrées, d'autoroutes, d'énormes barrages hydro-électriques créant d'immenses réservoirs artificiels. Enfin, à tout cela s’ajoute l’exploitation du pétrole et les routes et oléoducs qui l’accompagnent, l’occupation militaire et le tourisme non durable.
L’approvisionnement pour le bois de chauffage ou de cuisson est à la dernière place de ces menaces.
Mais là où la population rurale se contente de brindilles ou de bois mort en guise de combustibles, les utilisateurs commerciaux abattent l’arbre entier, ce qui montre la différence d’impact sur l’environnement entre une exploitation traditionnelle et une exploitation industrielle massive.
Le problème, c’est qu’en déforestant massivement, la forêt ne repousse guère au bout du compte. Car les écosystèmes sont si perturbés qu’ils ne parviennent souvent plus à se régénérer. En Amazonie par exemple, un jeune arbre ne peut pousser naturellement que sur le cadavre d’un arbre mort tant le sol est pauvre, acide et fragile. Il faudrait donc attendre au mieux quelques bonnes centaines d’années pour espérer voir les forêts s’épanouir de nouveau. Ce ne sont pas les plantations uniformes d'espèces à croissance rapide du type eucalyptus qui récupèreront la forêt. Parfois les forêts sont si fragilisées que des centaines de milliers d'hectares partent en fumée à chaque sécheresse…

Sabine Rabourdin




1. Philippe Descola, Diversité biologique, diversité culturelle, Ethnies, printemps 99, vol 13, p 216
2. Georges Rossi. L’ingérence écologique, CNRS éditions, Paris, 2000, 2003, p21 (s’appuyant sur Fowler 1991, Lévi-Strauss 1994, Roosevelt 1993 et 1996).



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